La chanson du RUA

suivie du Pilou Pilou

que nous rappelle Maurice Faglin

dans son ouvrage "il était une fois le RUA"

 

Avertissement : âmes sensibles ou prudes s'abstenir

Ceci n'est pas une chanson engagée, elle serait même plutôt assez .."dégagée"..

 

L’autre soir j’ai été à la morgue pour voir s’il y avait des noyés, oui des noyés

Y’avait une femme qu’elle était morte pour s’être fait sucer les pieds, sucer les pieds

La peau de son ventre était si verte qu’on aurait dit des épinards

Et sur son dos, oh ! étaient écrits ces mots : oh ! oh ! oh !

Lorsque nous partons en campagne oua-oua-gne

Ca n’est jamais sans boire un coup, sans boire un coup

Et chanter le pilou-pilou

Avec nos joyeuses compagnes oua-oua-gnes

Amis soyons toujours confiants car le RUA est bati sur pierre ouè-ouè-ouère

Nous sommes les universitaires d’Alger joyeux étudiants do si la sol fa mi ré

Nous sommes les universitaires d’Alger joyeux étudiants (ou écoliers)

De bleu et blanc vêtus à la mine égrillarde

On a quelqu’chose de plus et des façons gaillardes !

Les étudiants costauds, carabins et notaires, avocats, pharmacos,

Poussent leur cri de guerre : RUA ! RUA ! RUA-A, club universitaire

RUA ! RUA ! RUA..A ! les étudiants sont là !

Ah ! prions Dieu-eu pour ceux qui n’en sont guère,

Ah ! prions Dieu-eu pour ceux qui n’en sont pas.

Que faut-il à un étudiant ? Que faut-il à un étudiant ?

Une pipe une femme et de l’argent ! Une pipe une femme et de l’argent !

Une pipe pour la fumer ! Une femme pour la baiser !

Et d’l’argent pour sa gueule, vive le son, vive le son,

Et d’l’argent pour sa gueule, vive le son du canon.

Nous sommes les ruaïstes du boul’vard Baudin,

Nous sommes les ruaïstes du boul’vard Baudin,

Nous nous couchons tard et nous l’vons tard l’matin,

Nous nous couchons tard et nous l’vons tard l’matin,

Quand un flic nous engueule, on lui tape sur la gueule

Voilà c’qu’est bon ! est bon ! est bon !

Et voilà la vie, la vie, la vie, la vie chérie RUA !

Et voilà la vie qu’les ruaïstes font.

Et voilà la vie, la vie, la vie, la vie chérie RUA !

Et voilà la vie qu’les ruaïstes font.

 

Pour notre repas quelques petits oiseaux

Pour notre repas quelques petits oiseaux

Que l’on nomme cailles ou bécasses ou perdreaux

Que l’on nomme cailles ou bécasses ou perdreaux

Et la fine andouillette et le jambon bien rond

Voilà c’qu’est bon ! est bon ! est bon !

Et voilà la vie, la vie, la vie, la vie chéri RUA !

Et voilà la vie qu’les ruaïstes font.

Et voilà la vie, la vie, la vie, la vie chéri RUA !

Et voilà la vie qu’les ruaïstes font.

 

Pour notre coucher dans de beaux draps bien blancs

Pour notre coucher dans de beaux draps bien blancs

Avec une pucelle de seize à cent sept ans

Avec une pucelle de seize à cent sept ans

Qu’ait la taille bien faite et les nichons bien ronds

Voilà c’qu’est bon ! est bon ! est bon !

Et voilà la vie, la vie, la vie, la vie chérie RUA !

Et voilà la vie qu’les ruaïstes font.

Et voilà la vie, la vie, la vie, la vie chérie RUA !

Et voilà la vie qu’les ruaïstes font.

 

Si c’est ça la vie qu’les ruaïstes font

Si c’est ça la vie qu’les ruaïstes font

Je m’ferai ruaïste avec ces braves garçons

Je m’ferai ruaïste avec ces braves garçons

Et couchés sur l’herbette on chatouillera l’bouton

Voilà c’qu’est bon, est bon, est bon !

Et voilà la vie, la vie, la vie, la vie chérie RUA !

Et voilà la vie qu’les ruaïstes font.

Et voilà la vie, la vie, la vie, la vie chérie RUA !

Et voilà la vie qu’les ruaïstes font.

 

Et en enchainant...

                     Le soliste : Ouardi                         le chœur : Ouarda

                     Le soliste : et Ru                            le chœur : et Ra

                     Le soliste : A qui                            le chœur : A quoi

                                        Tous : Ouah ! Ouah ! Ouah !

                     Le soliste : Whisky                          le chœur : Oui

                     Le soliste : Soda                              le chœur : Ouah !

                     Le soliste : Hip Hip Hip                    le chœur : RUA

                     Le soliste : Hip Hip Hip                    le chœur : RUA

                     Le soliste : Hip Hip Hip                    le chœur : RUA

                     Le soliste : Et pour les bourgeois       le chœur : Merde

 

 

Visiblement vous avez fait fi de nos avertissements !

Tant pis pour vous ... on continue !

 

Le Pilou Pilou

Le soliste est debout, le chœur à genoux

Le soliste : Alors que les terribles guerriers

Le chœur : Pilou ! Pilou ! Pilou !

Le soliste : Descendent des montagnes vers la plaine

Le chœur : Pilou ! Pilou ! Pilou !

Le soliste : Et que les femmes enceintes allaitent leurs enfants à l’ombre des grands cocotiers verts

Le chœur : Pilou ! Pilou ! Pilou !

Le soliste : Nous les véritables guerriers

Le chœur : Pilou ! Pilou ! Pilou !

Le soliste : Poussons notre terrible cri de guerre

Le chœur : Oua-a-a-ah !

Le soliste : Et l’écho répondit

Le chœur : R---U---A

Tous (debout)

Non non non non ! le RUA n’est pas mort

Non non non non ! le RUA n’est pas mort

Puisqu’il chante encore, puisqu’il chante encore

Le RUA est bâti sur pierres, le RUA ne périra pas

Le RUA, oui, oui, oui, le RUA, non, non, non,

Le RUA ne périra pas

Le RUA, oui, oui, oui, le RUA, non, non, non,

Le RUA ne périra pas

Et enchaînant encore :

Ouardi ! Ouarda !

Et Ru, et Ra

A qui, A quoi

Ouah ! Ouah ! Ouah !

 

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