Les noyaux d’abricots.

Par Georges Bessière

Dans les années 50 (en ce qui me concerne en 1956) j’ai joué aux noyaux d’abricots, comme tous les gamins du Champ de Manœuvres (je suppose que dans les autres quartiers il en était de même… peut être pas rue d’Isly et rue Michelet...).

Pour se procurer les noyaux, rien de plus simple, il suffisait de manger des abricots.

Il y avait à ma connaissance 3 formes de jeu :

  1. Les tas cassés

  2. A qui gagne 5 ou 10 ou plus

  3. La boîte



Les tas cassés 

Règle du jeu : Ce jeu se jouait au minimum à 2 joueurs, on pouvait jouer à 3, 4, etc…

  1. Dans un premier temps les joueurs déterminaient le nombre de tas à confectionner par chacun. On pouvait ainsi jouer à 1 tas cassé, 2 tas cassés etc…

  2. Chaque joueur déposait le nombre de tas convenu au début de la partie. Un tas se composait de 4 noyaux ( 3 en triangle, le 4ème dessus).

  3. Ensuite, à tour de rôle, chaque joueur, en lançant un noyau, essayait de casser l’un des tas préalablement construit. A chaque fois qu’un joueur cassait un tas il avait le droit de rejouer.

  4. Le gagnant était celui qui cassait le dernier tas. Il empochait tous les noyaux qui se trouvaient

parterre, à savoir les tas cassés + tous les noyaux qui avaient servi à la destruction des tas.

Aire de jeu : La rue, un trottoir, un préau d’école, une loggia, une cour, une entrée d’immeuble…

Pour jouer " aux tas cassés " , très peu d’espace nous était nécessaire 1,5m x 3m.

 

 

À qui gagne 5, 10 ou plus

Un joueur, nommé "A" , assis parterre jambes écartées, plaçait un noyau d’abricot, le plus petit possible, entre celles-ci, (vous comprendrez aisément le pourquoi dans les lignes qui suivent).

Un joueur, nommé " B ", plaçait derrière une "ligne de lancer" (minimum à 3 m de la cible) défini par le joueur " A ", devait essayer en lançant des noyaux 1 par 1 de toucher le noyau cible.

À chaque fois que la cible était touchée par le jet d’un noyau du joueur " B ", le joueur " A " remettait une prime de 5 noyaux, 10 noyaux ou plus.

À noter que la prime se devait d'être affichée (cela évitait des contestations).

 

À ce jeu, vous noterez facilement que le joueur " A " était souvent gagnant.

 

 

La Boite 

La boîte, était un dérivé du jeu " À qui gagne 5 ".

Le joueur " A " confectionnait une boîte ( en règle générale nous utilisions une boîte à chaussures).

Sur un des 2 fonds, nous percions des trous de différentes grandeurs. Et nous attribuions une valeur en noyaux à chaque trou.

Le lanceur " B " essayait de lancer dans l’un de ces trous ses noyaux.

À chaque fois qu’un noyau entrait dans l’un des trous de la boîte, le joueur " A " donnait le nombre de noyaux gagnés.